Aller au contenu

Outils

Lexique d'astronomie

Les 62 mots qui reviennent dans les fiches, les légendes et les applications. Chaque définition s'ouvre par une phrase simple. Le détail vient ensuite. C'est écrit pour quelqu'un qui vient d'ouvrir son premier télescope intelligent, pas pour un astronome confirmé.

A

Abell

Catalogue de 86 nébuleuses planétaires, dressé par George Abell en 1966. Ces objets sont très faibles, et on les garde pour la fin du parcours. Le même auteur a publié un second catalogue, consacré aux amas de galaxies.

Alignement

L'instrument regarde les étoiles devant lui et les reconnaît. Il en déduit dans quelle direction il pointe. Sur un télescope intelligent, l'opération est automatique et prend quelques secondes.

Voir aussi Résolution astrométrique

Amas globulaire

Boule de plusieurs centaines de milliers d'étoiles très anciennes. Elle tourne autour d'une galaxie. La Voie lactée en compte environ 160.

Amas ouvert

Groupe d'étoiles jeunes, nées ensemble et encore peu serrées. Il en compte de quelques dizaines à quelques milliers. Environ 1 100 sont recensés dans notre galaxie. Les Pléiades en sont l'exemple le plus connu.

Amp glow

Halo coloré dans un coin de l'image, produit par la chaleur de l'électronique du capteur. Il grandit avec la durée de pose et la température. Les capteurs récents en produisent peu, et le dark l'enlève.

Voir aussi Capteur CMOS Dark (image de)

Année-lumière

La distance que la lumière parcourt en un an. Elle sert à dire la distance des objets du ciel profond. Voir un objet à mille années-lumière, c'est le voir tel qu'il était il y a mille ans.

Source : Jacques Gispert, Association Andromède, lexique d'astronomia.fr

Voir aussi Ciel profond

Ascension droite

La première des deux coordonnées qui situent un objet dans le ciel. C'est l'équivalent de la longitude, projeté sur le ciel. Elle se compte en heures, minutes et secondes, de 0 à 24 h.

Source : Jacques Gispert, Association Andromède, lexique d'astronomia.fr

Voir aussi Déclinaison

Azimutale (monture)

Monture qui bouge de haut en bas et de gauche à droite. Elle est simple et compacte. Mais elle fait tourner le champ au fil de la nuit. Les poses unitaires doivent donc rester courtes.

Voir aussi Équatoriale (monture) Rotation de champ

B

Bias

Nom anglais de l'image d'offset, pour exactement le même objet. Le mot circule en français parce que les logiciels de traitement sont en anglais et appellent ainsi ce lot de poses. Un second sens existe, sans rapport avec le calibrage : le biais de Malmquist, qui fait que, loin, on ne détecte plus que les objets les plus brillants.

Voir aussi Offset (image d')

Binning

On regroupe les pixels voisins par carrés, le plus souvent deux sur deux, pour n'en faire qu'un seul. L'image perd en définition mais gagne en sensibilité. C'est utile sur les objets faibles et sous un ciel médiocre.

Voir aussi Capteur CMOS Échantillonnage

Bortle (échelle de)

L'échelle qui dit à quel point le ciel est noir, de 1 à 9. La classe 1 est un ciel sans aucune trace de lumière artificielle ; la classe 9 est un centre-ville. On la lit à l'œil nu, en cherchant l'étoile la plus faible qu'on distingue encore. C'est ce qui explique le mieux pourquoi deux images du même objet, prises avec le même appareil, ne se ressemblent pas.

  1. Classe 1, Excellent ciel noir

    Magnitude limite 7,6 à 8,0 · SQM 21,76 à 22,0

    Ciel vierge de toute lumière artificielle. La Voie lactée projette une ombre au sol.

  2. Classe 2, Ciel noir typique

    Magnitude limite 7,1 à 7,5 · SQM 21,6 à 21,75

    Voie lactée très structurée, halo faible près de l'horizon.

  3. Classe 3, Ciel rural

    Magnitude limite 6,6 à 7,0 · SQM 21,3 à 21,6

    Premiers signes de pollution lumineuse à l'horizon, zénith encore noir.

  4. Classe 4, Transition rural, périurbain

    Magnitude limite 6,1 à 6,5 · SQM non publiée

    Dômes de pollution lumineuse visibles à l'horizon, au-dessus des villes.

  5. Classe 5, Ciel de banlieue

    Magnitude limite 5,6 à 6,0 · SQM 19,25 à 20,3

    Voie lactée à peine discernable, halo sur presque tout l'horizon.

  6. Classe 6, Ciel de banlieue éclairée

    Magnitude limite 5,1 à 5,5 · SQM 18,5 à 19,25

    Lumière zodiacale invisible, Voie lactée visible seulement au zénith.

  7. Classe 7, Transition banlieue, ville

    Magnitude limite 4,6 à 5,0 · SQM 18,0 à 18,5

    Ciel gris coloré dans toutes les directions, Voie lactée invisible.

  8. Classe 8, Ciel urbain

    Magnitude limite 4,1 à 4,5 · SQM moins de 18,0

    On lit les titres d'un journal sans éclairage.

  9. Classe 9, Ciel de centre-ville

    Magnitude limite moins de 4,0 · SQM moins de 18,0

    Presque plus aucune étoile, hormis la Lune et les planètes.

Les 9 classes se suivent à pas constant, 0,5 point de magnitude chacune. C'est ce que montre la rangée du haut, et c'est pourquoi elle est régulière. La rangée du bas mesure la même chose avec un appareil, et elle ne l'est pas du tout. Le pas de l'œil et le pas de l'instrument ne se correspondent pas, ce qui est la raison d'être des deux mesures.

Ce que ce dessin n'affirme pas. Le creux de la rangée du bas est une absence, pas un ciel : la source qui publie les luminances coupe la classe 4 en deux et ne donne rien pour la classe entière. Je ne l'ai pas comblé. Les blocs en teinte sourde, à droite, sont des bornes ouvertes : « moins de 4,0 » et « moins de 18,0 » n'ont pas de plancher, et leur largeur est dessinée, pas mesurée. Les luminances SQM, enfin, sont données pour approximatives par la source qui les publie, et l'échelle d'origine de 2001 ne comportait pas de colonne SQM.

John E. Bortle, « Introducing the Bortle Dark-Sky Scale », Sky & Telescope, février 2001 · Wikipédia, Échelle de Bortle · Wikipedia, Bortle scale, colonne « Approx. SQM »

Voir aussi Pollution lumineuse Magnitude limite Duo-bande (filtre)

C

Caldwell

Catalogue de 109 objets brillants, dressé par Patrick Moore en 1995. Ce sont des objets absents du catalogue Messier. C'est le bon relais quand les Messier faciles sont épuisés.

Capteur CMOS

Surface sensible à la lumière, qui remplace l'œil et la pellicule. Trois choses comptent : sa sensibilité, la taille de ses pixels et son bruit. Elles décident de ce que l'instrument peut atteindre, bien plus que le diamètre.

Champ (de vision)

Ce que l'appareil voit d'un coup, mesuré en degrés. La pleine Lune fait environ un demi-degré. Un champ de 3° tient donc six pleines lunes côte à côte.

Champ apparent

L'angle que l'image occupe pour l'œil qui regarde dans un oculaire, par opposition au morceau de ciel réellement couvert. La distinction vient de l'observation visuelle. Un télescope intelligent n'a pas d'oculaire : sur ce site, le champ annoncé est toujours le champ réel.

Voir aussi Champ (de vision)

Ciel profond

Tout ce qui se trouve hors du système solaire : nébuleuses, galaxies, amas. Ces objets sont faibles et étendus. Ils sont faits pour la pose longue, pas pour l'œil.

Collimation

Réglage qui remet les miroirs ou les lentilles bien dans l'axe. Les télescopes intelligents sont scellés et n'en ont pas besoin. Seuls les gros diamètres à tube ouvert restent à régler.

Comète

Boule de glace et de poussière : près du Soleil, sa glace se sublime et libère gaz et poussières, que le vent solaire repousse. Elle se déplace devant les étoiles pendant la pose, si bien que l'empilement doit choisir : caler sur les étoiles étire la comète, caler sur elle étire les étoiles.

Source : Jacques Gispert, Association Andromède, lexique d'astronomia.fr

Voir aussi Suivi Empilement Temps d'intégration Messier

D

Dark (image de)

Photo prise dans le noir complet, capuchon fermé, pour enregistrer ce que le capteur produit tout seul. On la retranche des vraies poses : elle emporte le courant d'obscurité, les pixels chauds et l'amp glow. Même durée, même gain, même température, car le courant d'obscurité double environ tous les 6 °C.

Source : Alexander Merz, « Darks en astrophotographie : le guide complet », sterngucker.de

Voir aussi Flat (image de) Offset (image d') Amp glow Empilement

Déclinaison

La seconde des deux coordonnées qui situent un objet dans le ciel : sa hauteur au-dessus de l'équateur céleste. C'est l'équivalent de la latitude. Elle va de moins 90° au pôle sud à plus 90° au pôle nord. Comparée à votre latitude, elle dit tout de suite si un objet monte assez haut chez vous.

Source : Jacques Gispert, Association Andromède, lexique d'astronomia.fr

Voir aussi Ascension droite Latitude

Dithering

On décale l'instrument de quelques pixels entre deux poses, au hasard. À l'empilement, les défauts fixes du capteur ne tombent plus au même endroit et s'effacent. Le fond devient plus propre, sans une seconde de pose en plus.

Voir aussi Empilement Amp glow

Duo-bande (filtre)

Filtre qui ne laisse passer que deux couleurs très précises : l'hydrogène alpha et l'oxygène ionisé. Ce sont celles qu'émettent les nébuleuses en émission. Le filtre arrête presque tout le reste, pollution lumineuse comprise. Ces nébuleuses sortent alors en une seule nuit.

Un duo-bande ne rend pas la nébuleuse plus lumineuse : il rend le fond de ciel plus noir. Sur les 300 nm du visible, il n'ouvre que deux fenêtres étroites, O III à 500,7 nm et à 656,3 nm : exactement celles sur lesquelles une nébuleuse en émission rayonne. Tout le reste est arrêté, et l'éclairage public est dans le reste : le sodium à 589 et 589,6 nm, le mercure à 405, 436, 546 et 578 nm. Aucune de ces raies ne tombe dans les deux fenêtres.

Ce que ce dessin n'affirme pas. La largeur des deux fenêtres n'est publiée par aucun des constructeurs comparés ici : elles sont dessinées à une largeur choisie pour rester visible, pas mesurée. Seule leur position est une donnée. Un duo-bande ne sert par ailleurs à rien sur une nébuleuse par réflexion ou une galaxie, qui n'émettent pas sur ces raies.

Longueurs d'onde : Wikipédia en français, H-alpha : 656,3 nm · Wikipedia, Doubly ionized oxygen : raies interdites à 500,7 et 495,9 nm · RP Photonics Encyclopedia, Metal Vapor Lamps : raies du sodium et du mercure

Voir aussi Hydrogène alpha Nébuleuse en émission

E

Échantillonnage

Le morceau de ciel que couvre un seul pixel, mesuré en secondes d'arc. Il dépend de la focale et de la taille des pixels. Trop grand, l'image manque de détail ; trop petit, on étale la même lumière sur plus de pixels pour rien. Le seeing fixe la limite utile.

Voir aussi Focale Capteur CMOS Seeing

Empilement

On additionne beaucoup de poses courtes pour n'en faire qu'une seule image. Le signal de l'objet s'ajoute, le bruit se compense. C'est le principe même du télescope intelligent.

Voir aussi Rapport signal sur bruit Temps d'intégration

Équatoriale (monture)

Monture dont un axe est parallèle à celui de la Terre. Le champ ne tourne plus, et les poses peuvent durer plus longtemps. Il faut en échange la mettre en station, c'est-à-dire régler cet axe sur le pôle.

Voir aussi Azimutale (monture)

F

Flat (image de)

Photo d'une surface uniformément éclairée, prise pour relever les défauts de l'optique. Elle montre les poussières et l'assombrissement des bords. On divise ensuite les vraies poses par elle, et le fond redevient plat.

Voir aussi Dark (image de) Vignettage

Focale

Distance entre l'optique et le point où l'image se forme. Une focale longue grossit, mais rétrécit ce qu'on voit d'un coup. Une focale courte montre large.

G

Galaxie

Ensemble de milliards d'étoiles, de gaz et de poussière, tenu par la gravité. On en distingue quatre formes : spirale, lenticulaire, elliptique et irrégulière.

Goto

Fonction qui amène l'instrument sur l'objet demandé, tout seul. On choisit une cible dans une liste, l'appareil s'y rend et la centre. Sur un télescope intelligent, le goto s'appuie sur la reconnaissance des étoiles, pas sur la seule mécanique : il retombe juste même si l'appareil a été bougé à la main.

Voir aussi Alignement Résolution astrométrique

H

Hydrogène alpha

Lumière rouge émise par l'hydrogène. C'est une raie, c'est-à-dire une couleur unique et très précise, à 656,3 nanomètres. Elle donne leur couleur aux grandes nébuleuses en émission. Elle traverse aussi la pollution lumineuse mieux que le reste du spectre.

I

IC

Index Catalogue, le supplément du catalogue NGC, publié en 1895 puis en 1908. Il contient 5 386 objets découverts après lui.

L

Latitude

Position nord-sud sur le globe. Elle décide de ce qu'on peut voir. Depuis 45° nord, tout le ciel profond du sud reste sous l'horizon.

Lumière zodiacale

Lueur diffuse en forme de cône, visible après le crépuscule ou avant l'aube. C'est la lumière du Soleil renvoyée par la poussière du système solaire. Elle disparaît dès la classe 6 de Bortle : la voir est un bon test de la noirceur d'un site.

Voir aussi Bortle (échelle de)

M

Magnitude

Échelle de brillance, à l'envers : plus le nombre est petit, plus l'objet brille. À l'œil nu, sous un bon ciel, on descend vers la magnitude 6.

Magnitude limite

L'étoile la plus faible qu'on voit encore, à un endroit et une nuit donnés. Plus le nombre est grand, plus le ciel est noir : 6 en campagne, 4 en ville. C'est la mesure la plus simple de la qualité du ciel, et celle qui sert à poser une classe de Bortle.

Voir aussi Bortle (échelle de) Magnitude

Messier

Catalogue dressé par Charles Messier au XVIIIᵉ siècle. Sa dernière version publiée, en 1781, compte 103 objets. Le XXᵉ siècle l'a porté à 110, en ajoutant des objets que Messier et Méchain avaient vus sans les inscrire. Messier ne cherchait pas des merveilles : il listait ce qu'il ne fallait pas confondre avec une comète. C'est resté la meilleure liste pour débuter.

Mise en station

Réglage qui aligne l'axe de la monture sur celui de la Terre. Une fois fait, le champ ne tourne plus et les poses peuvent durer. Il ne concerne que le mode équatorial : en azimutal, il n'y a rien à mettre en station.

Voir aussi Équatoriale (monture) Rotation de champ

Mosaïque

Assemblage de plusieurs champs voisins en une seule image. On couvre ainsi une zone plus large que ce que l'instrument voit d'un coup. La finesse du détail reste celle d'origine.

N

Nébuleuse en émission

Nuage de gaz qui brille de sa propre lumière. Des étoiles proches l'excitent, et il réémet sur quelques couleurs très précises. C'est la famille qui répond le mieux au filtre duo-bande.

Voir aussi Duo-bande (filtre)

Nébuleuse obscure

Nuage de poussière qui ne brille pas et ne renvoie aucune lumière. On ne la voit donc qu'en creux, parce qu'elle cache les étoiles derrière elle. La Tête de Cheval en est le cas d'école.

Nébuleuse par réflexion

Nuage de poussière qui renvoie la lumière d'une étoile voisine, le plus souvent en bleu. Elle ne réagit pas au filtre duo-bande. Il lui faut un filtre large.

Nébuleuse planétaire

Enveloppe de gaz rejetée par une étoile de masse moyenne, en fin de vie. Elle n'a rien à voir avec une planète. Le nom vient d'une confusion des premiers observateurs.

NGC

New General Catalogue, publié en 1888 par John Dreyer. Il recense 7 840 objets du ciel profond. C'est le catalogue de référence, celui qu'on croise le plus.

O

Offset (image d')

Pose de durée nulle, ou presque, qui mesure le niveau que le capteur affiche même sans lumière. On l'appelle aussi bias. C'est le zéro de l'électronique, retranché avant tout le reste. Avec le dark et le flat, c'est le troisième des trois calibrages classiques.

Voir aussi Dark (image de) Flat (image de)

Opposition

Moment où une planète se trouve à l'opposé du Soleil vu de la Terre. Elle passe alors au plus haut vers minuit, et elle est au plus près de nous. C'est la meilleure période pour l'observer, et cela ne vaut que pour les planètes plus lointaines que la Terre.

Source : Jacques Gispert, Association Andromède, lexique d'astronomia.fr

P

Pixel shift

Fonction de boîtier photo : le capteur se décale d'une fraction de pixel entre deux poses, et le logiciel recombine les images. Chaque pixel mesure alors les trois couleurs au lieu d'une seule, et la mosaïque de filtres colorés, dite de Bayer, cesse de brider la couleur. Le dithering, lui, décale l'instrument et non le capteur.

Voir aussi Capteur CMOS Échantillonnage Binning Dithering

Pollution lumineuse

Halo des villes qui éclaircit le fond du ciel et noie les objets faibles. Elle ne rend pas l'astrophotographie impossible. Elle allonge le temps de pose et rend le filtre plus utile.

Pose unitaire

Durée d'une seule photo, avant empilement. Elle va souvent de 10 à 60 secondes. Deux choses la limitent : la précision du suivi et la rotation de champ.

Voir aussi Empilement

R

Rapport d'ouverture

Focale divisée par le diamètre, noté f/. Plus le nombre est petit, plus l'image se forme vite. Un f/2.2 accumule le signal plusieurs fois plus vite qu'un f/5.

Rapport signal sur bruit

Ce qui décide de la qualité finale de l'image. Il progresse comme la racine carrée du temps. Doubler le temps de pose total ne gagne qu'un facteur 1,4. Pour doubler la qualité, il faut quadrupler le temps.

Voir aussi Temps d'intégration

Résolution astrométrique

Le logiciel compare les étoiles qu'il voit à un catalogue. Il reconnaît ainsi le morceau de ciel, et en déduit où l'instrument pointe exactement. C'est ce qui permet à un télescope intelligent de se recaler seul.

Rotation de champ

Sur une monture azimutale, l'image tourne lentement au fil de la nuit. Les poses trop longues en gardent des étoiles allongées. C'est la raison d'être du mode équatorial.

Voir aussi Azimutale (monture)

S

Seeing

Agitation de l'air au-dessus de nous, qui brouille les détails fins. Le mot est anglais et reste employé tel quel. Un bon seeing compte parfois plus qu'un ciel noir, surtout sur les planètes.

Sharpless

Catalogue de 313 régions d'hydrogène ionisé, dressé par Stewart Sharpless en 1959. Ces objets sont très étendus et très faibles. Ils sont taillés pour le filtre duo-bande et les champs larges.

SQM (Sky Quality Meter)

Petit appareil qui mesure la luminosité du fond de ciel. Il donne un nombre en magnitudes par seconde d'arc carrée : environ 22 sous un ciel d'exception, moins de 18 en ville. C'est la version chiffrée de l'échelle de Bortle, et elle ne dépend pas de la vue de l'observateur.

Voir aussi Bortle (échelle de) Pollution lumineuse

STARVIS

Famille de capteurs fabriqués par Sony. Ils sont éclairés par l'arrière, très sensibles au rouge profond et peu bruités. On les retrouve dans presque tous les télescopes intelligents récents.

Suivi

L'instrument tourne à la vitesse du ciel pour garder l'objet immobile sur le capteur. Sans lui, les étoiles deviennent des traits en quelques secondes. Sa précision fixe la durée maximale d'une pose unitaire.

Voir aussi Pose unitaire Mise en station

T

Temps d'intégration

Le temps de pose total sur un objet, c'est-à-dire la somme de toutes les poses empilées. Je l'affiche partout. C'est cette donnée qui explique la différence entre deux images du même objet.

Voir aussi Empilement Rapport signal sur bruit

Transparence

La capacité de l'air à laisser passer la lumière. Une nuit transparente est une nuit sans brume, sans humidité et sans poussière. Elle décide de ce qu'on peut atteindre en profondeur, alors que le seeing décide de la finesse. Les deux varient séparément : un ciel très transparent peut être très turbulent.

Voir aussi Seeing Bortle (échelle de)

V

Vignettage

Assombrissement progressif des bords de l'image par rapport au centre. Il vient de l'optique, pas du ciel. Sur un fond de ciel uniforme il se voit tout de suite. C'est exactement ce que le flat corrige.

Voir aussi Flat (image de) Rapport d'ouverture

Vision amplifiée

Empiler les images en direct, et les afficher sur un écran au fur et à mesure. En quelques secondes, on voit ce qu'un oculaire ne montrerait jamais. C'est l'argument d'origine du télescope intelligent.

Voie lactée

Notre galaxie, vue de l'intérieur. Elle forme une bande laiteuse qui traverse le ciel d'été. Il lui faut un ciel noir et un champ très large, pas un télescope.